Jornada virtual UEFS (Universidade Estadual de Feira de Santana de BAHIA)

Image prise sur le site de UEFS de Bahia

Entrada da Universidade Estadual de Feira de Santana, em Feira de Santana, Bahia, Brasil de Andrevruas (Wikipedia)

Du 27 juillet au 1er août 2020 a eu lieu un séminaire virtuel organisé par l’Université Estadual de Feira de Santana située à Bahia, au Brésil.

Pour en savoir plus sur Bahia, cliquez sur le lien suivant: http://reflectim.fr/bahia/

 Evair Teixeira, notre intervenant et professeur travaillant dans cette université, nous en informa. Nous avons vu une opportunité de plus pour apprendre un peu plus sur ce pays touché très fortement par la covid19.

Une organisation irréprochable !

Pour s’inscrire nous avons eu aucune difficulté. Les salles de conférences étaient divisées en 6 nommées de A à F.  Il y avait différents types de conférences: « mesas redondas » qui duraient 1h30, « minicursos », « grandes debates » de deux heures. Toutes ses conférences avaient un point commun: celui de l’impact du corona au Brésil dans tous les domaines quelqu’il soit. Les personnes qui intervenaient étaient des spécialistes dans leur discipline venus de différentes universités du pays.

amphithéâtre fac par stocksnap

Nous nous sommes inscrits à diverses conférences et nous avons pu faire la distinction entre différents accents venus du Brésil certains plus compliqués à comprendre pour nous que d’autres.

Mesas redondas: TRABALHO EM SAÚDE NA PANDEMIA: DESAFIOS NA DEFESA DA PROTEÇÃO DOS TRABALHADORES E TRABALHADORAS

Image prise sur le site https://www.pourlascience.fr/sd/microbiologie/souvent-benins-parfois-mortels-comment-fonctionnent-les-coronavirus-18795.php
« Vue d’artiste d’un coronavirus »
© shutterstock / Lightspring

Animée par Tânia Maria de Araújo, nous avons eu un coup de coeur pour cette conférence qui traitaient des personnes travaillant durant cette épidémie. Autour de la table, 3 autres femmes: Frida Marina Fisher, Ada Avila Asunçao et Tatiana Araujo. Chiffres à l’appui, les intervenantes expliquèrent clairement l’impact de ce virus au Brésil. La région la plus touchée est São Paulo. Bien que nous soyons en phase d’apprentissage du portugais, nous avons pu récolter quelques informations importantes:

  • le système hospitalier est débordé
  • les principales victimes sont les noirs plus particulièrement les femmes car ils sont les plus exposés du fait de leur travail précaire

À la fin de la « Mesa Redonda », les participants posèrent des questions et les 3 femmes conclurent. Tatiana Araujo critiqua le gouvernement italien qui ne récompensa pas les soignants malgré les applaudissements. Elle compara cela avec son pays qui n’a aucune reconnaissance pour le travail fourni par les hospitaliers. Nous avons retenu également que le président Bolsonaro fait objet de plusieurs plainte dont génocide sur son peuple car le Brésil est en manque cruel de médicaments et de matériels nécessaire pour les malades et les soignants. Anaclaudia rajouta que les inégalités au sein du Brésil font que les populations les plus pauvres (les noirs) sont les plus vulnérables face au coronavirus.

Grande debate: UNIVERSIDADE E PLURIVERSIDADE: DIÁLOGO DE SABERES E TRANSFORMAÇÃO SOCIAL

Durant cette conférence, nous avons été très surpris du fait que les intervenants ne venaient pas seulement du Brésil. En effet, le rector de la Universidad Católica de Temuco de Chili( https://uct.cl/campus/), Aliro Bórquez Ramírez nous fit découvrir non seulement son université mais également son pays.

L’administration fait en sorte de lutter contre les discriminations qui rongent le Chili, pays diglossique et pluriel tout comme le Brésil. L’héritage « amérindien » et les langues sont rejetées et de ce fait, les classes sociales les plus élevées ont plus accès à l’Université. De ce fait, Aliro Bórquez Ramírez et son équipe fait en sorte que la population la plus démunie ait accès à l’Université en revalorisant  les mapuches. Les universités ont pour objectif de transformer les sociétés et c’est ce que fait celui du Chili.

Image prise sur le site https://www.epiceztout.fr/blog/voyages/les-indiens-mapuche.html

Ensuite, il y eut l’intervention de Vanda Machado. De manière poétique, nous avons prix plaisir à écouter sa présentation. Étant « afro brasileira », elle traita le sujet de son héritage africain.

Au fil des jours et des conférences, notre compréhension du portugais s’améliora.

GRANDE DEBATE: REPENSAR A UNIVERSIDADE: CAMINHOS ABERTOS PELO PROCESSO PANDÊMICO

« Não existe nada completamente novo. » 

Nous pourrions conclure notre article sur cette phrase de Antonio Guedes Rangel Junior qui est l’antithèse de toute cette journée. Le monde est sans cesse en mouvement. « A mudança » construit la vie d’un être humain. Mais rien n’est nouveau. Le virus a forcé le monde à se transformer socialement mais nous ne serons ni les premiers ni les derniers à être impacté par un virus.

Ce séminaire a renforcé nos connaissances du portugais et nous a fait découvrir un autre regard sur le monde actuel.

Les intervenants d’origines diverses et aux accents portugais différents ont mené un excellent travail dans leur recherche. Pour célébrer la fin du séminaire, un concert de forró (https://karaibspeaking.com/2020/08/05/literatura-cinema-e-musica-do-brasil-de-evair-teixeira/) fut organisé pour clôturer. Bravo pour cette superbe organisation.

Merci encore à Evair de nous avoir informé de cette jornada.

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